Parcours d’une vie informatique bien remplie.

À notre époque, l’ordinateur est un produit de consommation courant, un achat simple qui s’effectue le plus souvent par Monsieur Tout le Monde dans une grande surface en même temps que les légumes et le vin pour le repas du soir.  C’était loin d’être le cas au début des années 80 !

J’ai toujours été fasciné par l’informatique, cela a débuté bien avant les PC avec une calculatrice programmable Hewlett Packard.

Quarante-neuf pas de mémoire pour créer des suites de calculs comportant des conditions, la notation inverse polonaise ( donc pas de touche = soit, “5 + 8 = ” sur une calculatrice normale devenait “5 Enter 8 +” ).  Elle était différente avec beaucoup de choses à assimiler pour la rendre vraiment fonctionnelle.

Ensuite durant mes études un ami s’était vu offrir une calculatrice dont la programmation se faisait en Basic de première génération…

Il ne savait pas vraiment s’en servir et me l’a prêtée… la révélation est arrivée ce jour-là.  Programmation en Basic, le lignes de codes défilaient, je me sentais à l’aise avec ça, une sorte d’évidence.

À partir de ce moment-là, j’ai dit à mes parents que je voulais devenir informaticien, à l’époque le domaine balbutiait et ma demande a été rejetée avec l’argument qu’on ne savait pas où cela allait me mener… triste erreur (nous étions au début 1980)

J’ai dû attendre longtemps pour m’offrir un semblant de premier ordinateur, mon bon et vénérable ZX81 : 1 Ko de mémoire mais avec son extension, yesss, 16 Ko.

 

Sauvegarde de la programmation en Basic sur cassette audio, la plupart du temps c’était foireux et lorsque tu encodais un programme, (ils étaient distribués à l’époque sur papier comme ci-dessous), ça te prenait des plombes pour le faire et au lancement, la moindre virgule oubliée… écran noir ou pire une boucle sans fin…

Plus tard, dans la vie active, je me suis procuré un autre Sinclair, le PC200.

Ça commençait à devenir plus sérieux, quoi que… pas de disque dur, démarrage de MS-Dos 3 via disquette, pas d’interface graphique, mais à l’époque je pouvais utiliser un logiciel de comptabilité pour mon activité et les sauvegardes pour le comptable (aussi sur disquettes) étaient récupérables par son bureau.

Plus tard j’ai trouvé un PC d’occasion 80-286, MS-Dos 5 et une interface graphique nommée GEM 1.1… ensuite un 386 avec Windows 95 puis 98 et c’est là que j’ai testé un CD Linux : Mandrake (la future Mandriva). Quel monde de différence mais je pense que je n’étais pas encore prêt à sauter le pas.

Windows 3.11

Windows 95

Windows 98

Mandrake-Linux 10

 

À partir de ce moment-là j’ai commencé à suivre Mandrake-Mandriva et puis j’ai tenté le dual-boot Windows 2000 et Mandrake en 2004 (qui devient Mandriva en 2005), Cela a duré six mois et je me suis rendu compte que je ne bootais plus jamais sur Windows… j’ai donc récupéré ce qui était exploitable et puis j’ai sauté le pas… EXIT Windows définitivement.

J’ai eu l’occasion de tester Mandrake-Mandriva, Kali-Linux, Suse et Opensuse, Fedora, Debian, Ubuntu, Elementary OS, CentOS… longtemps Mint puis Manjaro presqu’aussi longtemps pour m’arrêter, je pense définitivement sur Archlinux.

Ce n’est que du bonheur, peu de soucis et surtout pas de soucis majeurs ! Ctrl+Alt+Del, je ne connais plus.

Bien sûr il faut parfois se remettre en question au début, oublier les habitudes Windows, trouver les alternatives aux logiciels que l’on avait l’habitude d’utiliser, parfois (souvent ?) piratés pour raison de licences exorbitantes, les logiciels libres sont gratuits seuls certains produits de niche, très spécifiques sont payants.

Vous avez envie de tester, la plupart des distributions sont téléchargeables en version Live-CD ceci vous permet de tester sans installer et de se faire une idée.

Je dirai pour terminer, comme pour les enfants, « Ne pas dire qu’on aime pas sans avoir goûté ! ». Alors si vous avez besoin d’un renseignement, n’hésitez pas à contacter la communauté Linux, toujours ouverte et conviviale pour répondre à vos questions ou commencer par certains groupes Facebook, parfois centrés sur une distribution comme la Communauté ArchLinux et ses Dérivés très ouverte et qui n’hésitera pas à vous aider même si vous ne testez pas Arch ou Linux France & BSD dont je suis un des admins.

Bonne découverte à tous.

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