Quand la publicité récolte l’inverse de l’effet escompté… ou pas !

La publicité nous a envahi depuis maintenant de longues années, elle est lentement entrée dans les mœurs et les publicitaires rivalisent d’idées plus drôles, saugrenues ou choquantes les unes que les autres pour faire passer leur message.

D’autres, par contre, comptent sur le matraquage systématique, le ressassement jusqu’à plus soif et paradoxalement c’est un groupe de sodas bien connus qui réalise ce tour de force impossible pour qui n’a pas les millions pour le faire.

L’année passée nous avions eu droit à la dolce vita italienne et un Come Prima qui était très vite devenu indigeste… une publicité passant à chaque coupure pub et toujours deux fois, une publicité toujours amusante au début, harassante après plusieurs mois de matraquage.

 

Cette année, c’est Freddy Mercury qui doit commencer à se retourner dans sa tombe, excédé par sa propre voix répétant inlassablement « I want to break free ».

Ce spot a débuté sa carrière au printemps et était très drôle, un homme âgé goûtant ce soda sans sucre et démarrant une nouvelle jeunesse, tatouages, retrouvailles avec son fils, moto, concert rock… Sauf qu’à l’époque j’ai dit à ma femme « Tu vas voir, on va déguster cette pub jusqu’à l’automne ! »

Et effectivement, c’est le cas, sauf que je n’aurais jamais imaginé, moi, grand fan de Queen et de Freddy Mercury, être saoulé par une boisson sans alcool et par un titre phare de ce groupe mythique. Merdoum Freddy, mais que fais-tu dans cette galère ?

Nous pourrions penser que la publicité, dans ce cas, lorsqu’elle excède à ce point, lorsqu’elle force les spectateurs à couper le son durant les spots, lorsqu’elle fait lever les yeux au ciel et monter l’agacement, nous pourrions penser qu’elle rate le coche… Pas du tout, le but n’est pas de faire aimer un produit, le but c’est de le faire entrer dans la tête et que subliminalement il n’en sorte plus, que le réflexe d’acheter soit présent lorsque nous passerons devant le nom et/ou le packaging dans les rayons et à ce niveau je crois que le but est atteint, que ce soit pour ce soda sans sucre ou pour les autres produits de la marque et pour lesquels celle-ci applique la même recette, ces sodas « pink pomelo » et autres « cucumber » tout aussi énervants.

Il faut donc bien se résoudre à vivre avec la publicité, en être noyé contre notre volonté ou réagir peut-être, penser et oser devenir sélectifs, choisir les programmes que l’on désire regarder, les enregistrer et les regarder en zappant les poses publicitaires, peut-être aussi, avec un été comme nous venons d’en vivre un, passer du temps dehors, loin de l’écran, retrouver sa famille, ses amis, ses compagnons à quatre pattes, que sais-je, mais loin de cet écran qui nous accaparera certainement assez durant la mauvaise saison.

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Bernard Mention Écrit par :

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